Le président de l'Assemblée nationale le sénateur Simon Dieuseul Desras a adressé, à la date du 2 février, une sévère lettre au président de la République Michel Joseph Martelly le tançant de s'excuser après l'esclandre qu'il a causé en la résidence du Premier ministre mercredi soir et les propos grivois qu'il a proféré à l'encontre de parlementaires.
   Cette lettre, une première dans notre histoire récente, va peut-être marquer un tournant dans les relations entre le président Martelly et le parlement. Après l'affaire Bélisaire, les bêtises de Musseau vont peser sur l'avenir du pays.
Port -au-Prince, le 2 février 2012,
Lettre ouverte au Président de la République son Excellence Monsieur Joseph Michel Martelly
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur, en ma qualité de président du Sénat de la République, de souligner à votre haute attention que votre ascension à la présidence d'Haïti exprime un choix, porteur d'espoir mais pétri d'exigences.
Vous êtes tenus, à l'égal du simple citoyen, au respect des civilités courantes, telles la politesse, la courtoisie, la tolérance qui balisent la proximité et la convivialité humaines.
Vous êtes tenus, au même titre que vos pairs des grands pouvoirs de l'Etat, au respect de l'éthique républicaine.
Monsieur le président, votre comportement, à la tête de la magistrature suprême de l'Etat, a agressé la morale moyenne et consterné un grand nombre de citoyens. Vos propos grivois, vos gestes déplacés, votre propension à la provocation et au scandale ne reflètent pas l'image d'une existence vouée à une cause noble qui déborde l'ordinaire et le commun. Le grotesque des scènes auxquelles vous nous avez habitués, dont celle d'hier soir, à la résidence officielle du Premier Ministre, en présence de nombreux députés et sénateurs, témoigne de votre manque d'étoffe et de votre inaptitude à faire partie de cette galerie d'hommes auxquels la patrie devrait vénération et reconnaissance.
Monsieur le Président, incapable de briller par le respect des principes reçus et de faire montre d'exemplarité, vous ne pouvez être le héros de la jeunesse, ni le monstre d'un peuple adulte, mûri par les épreuves, conscient de sa valeur et de ses mérites.
Néanmoins, Le Sénat de la République, au nom duquel nous intervenons, n'a jamais failli à l'impératif d'harmoniser les relations entre l'exécutif et le législatif pour la bonne marche des affaires de l'Etat, au bénéfice du peuple.
Nous avons, malgré les difficultés, les incertitudes et les errements de la conjoncture, compris l'urgence d'apporter un appui critique à la présidence, au gouvernement, dans le respect de la constitution et de la moralité qui doit guider nos prestations.
L'Institution Parlementaire a souventes fois essuyé les ruades du Président de la République, mais humblement, par respect pour le peuple qui l'a élu, nous avons joué la patience voire la longanimité.
Hier soir, au sortir de la Primature, mortifié, la tête pleine de réflexions apéritives, après avoir été abreuvés d'injures, sans cause ni motif, par le Président Martelly, nous avons estimé, mes collègues et moi, président du Sénat et de l'Assemblée Nationale, qu'il s'agit d'un cas avéré d'outrages, portant atteinte à l'honneur du Grand Corps et du Parlement Haïtien, contre lequel nous élevons la plus véhémente protestation.
Au nom du Sénat de la République, au nom du Parlement, au nom du Peuple haïtien qui nous a mandatés, nous demandons au Président de la République de s'amender et de s'excuser publiquement d'avoir dérogé aux principes élémentaires de morale, d'éthique et de respect de la dignité de nos personnes et de celle de l'institution que nous représentons.
Nous nous réservons, au cas où il persiste à s'enfoncer dans le discrédit et la désinvolture, de recourir aux mesures exceptionnelles que requiert l'extrême gravité du cas dont s'agit.
Que Dieu protège et bénisse notre nation.

Une réunion organisée entre le Premier ministre Garry Conille et un groupe de parlementaires s’est terminée sur un choc entre le chef de l’état et un groupe de sénateurs et de députés invités par le chef du gouvernement, ont annoncé des témoins.

  La rencontre qui se déroulait à la résidence du Premier ministre Garry Conille avec des parlementaires issus du groupe GPR à la Chambre et le groupe 16 au Sénat, de l’opposition, a été interrompue à l’arrivée inattendue du président Michel Martelly alerté par un des participants, a-t-on rapporté.

Selon les différents témoignages recueillis au près des parlementaires, le président Martelly a dénoncé cette rencontre comme un complot visant à le renverser. « Le chef de l’état a utilisé des insultes graves et des insanités que nous ne pouvons pas répéter pour qualifier les parlementaires présents», a répondu un sénateur qui parlait de la rencontre avec HPN.

« Nous avons été traités de tous les noms par le président qui a cru qu’il s’agissait d’un complot qui se mettait en place pour le renverser au profit du sénateur Steven Benoit», a ajouté le parlementaire.

Le sénateur Steven Benoit a, lors d’une conférence de presse donnée jeudi, confirmé les incidents, mais a rejeté l’idée d’un plan pour renverser le président de la république


L’Expert Indépendant sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, s’est dit « particulièrement préoccupé » par l’ordonnance du juge d’instruction qui recommande que Duvalier soit jugé pour détournement de fonds et non pour les violations des droits de l’homme pendant les années de sa présidence


« Si les informations concernant Jean-Claude Duvalier sont confirmées, cela porterait alors un coup très sérieux à la crédibilité du processus engagé de réforme du système judiciaire en Haïti », a déclaré Monsieur Michel Forst qui entame une mission de 8 jours en Haïti pour évaluer les droits de l’homme.

« L’existence de crimes commis par le régime Duvalier est bien établie et a été confirmée à, de nombreuses reprises notamment par les rapports annuels de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme de 1970 à 1986. Les familles des victimes qui ont porté plainte depuis le retour de Jean-Claude Duvalier en Haïti ont fourni aux autorités judiciaires les éléments d’information nécessaires pour renvoyer l’ancien président devant le Tribunal Criminel pour être jugé sous les inculpations de crime, de meurtre, de séquestration,  de détention illégale et de torture », a déclaré Michel Forst selon son bureau.

L’Expert Indépendant sur la situation des droits de l’Homme en Haïti rappelle que l’invocation des dispositions de l’article 466 du Code Criminel Haïtien portant sur la prescription ne fait pas obstacle aux poursuites, attendu que le droit international interdit l’amnistie ou l’application de la prescription aux personnes accusées de crime contre l’humanité.

 
L'ancien president du CEP attendu mercredi au Parquet de Port-au-Prince pour plaintes diverses: Gaillot Dorsinvil accuse aussi des policiers qui ont perquisitionne son domicile d'avoir bu de son jus
 

L’ancien président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), accusé Gaillot Dorsinvil, accuse entre autres de corruption, concusion et violation de droits politique, est attendu mercredi au cabinet d’instruction où il sera entendu par le juge Yves Altidor.

L’information a été confirmée par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus qui informe que M. Dorsinvil sera entendu suite à des plaintes qui ont été déposées au Parquet dont l’une par lui-même.

En effet, M. Dorsinvil accuse des agents de la PNH (Police Nationale d’Haïti) d’avoir entre autres confisqué son passeport et  même bu de son jus, dans le réfrigérateur.

L’ancien numéro un de l’ancien appareil électoral, décrié par de nombreux secteur fait l'objet de plaintes déposée contre lui par des anciens candidats à la présidence notamment Jean Henry Céant et Yves Cristallin, pour violation de leurs droits politiques.

Ce sont toutes des plaintes fondées et dont nous avons jugé la pertinence, a dit le Commissaire Jean Renel Sénatus, souligant que ce sont tous les membres du CEP qui sont concernés.

Toutefois, pour beaucoup, si le CEP de Gaillot Dosinbvil etait effectivement jugé, de nombreuses mains étrangères et locales pourraient être prises dans l'étau de la justice. D'anciens candidats aujourd'hui en poste et d'anciens dirigeants pourraient  ne pas souhaiter non plus que l'affaire soit portée devant la justice

Sur un autre plan, le commissaire du gouvernement a  confirmé l’arrestation dimanche, dans un club à Delmas, d’une trentaine de jeunes ainsi que le propriétaire de la boite, pour atteinte aux bonnes mœurs.

Le chef du Parquet de Port-au-Prince se dit déterminé à combattre la délinquance juvénile et les activités immorales dans sa juridiction. "Les pratiques immorales impliquant entre autres  des relations exuelles entre des hommes d'âge mûr et des mineures ne seront pas tolérées sous mon administration", a promis le commissaire du gouvernement.


L’ancien dictateur Jean Claude Duvalier sera jugé en Haïti pour détournement de fonds selon l’ordonnance du juge d’instruction Jean Carves.

L’ordonnance du juge communiqué au Parquet de Port-au-Prince réclame de juger l’ex président à vie pour les cas de corruption et de détournements de fonds publiques commis durant son règne


 

Le président, Michel Martelly s'est éloigné vendredi de sa proposition, énoncée la veille lors d'une entrevue, qu'il serait ouvert à l'idée de pardonner l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier. Il a précisé avoir simplement dit vouloir mettre fin au conflit interne qui a longtemps frappé son pays, selon Associated Press.

  M. Martelly, qui s'exprimait dans le cadre d'une entrevue accordée à une station de radio dublinoise, dit n'avoir « jamais proposé de pardonner» au dictateur connu sous le nom de «Bébé Doc», qui est sous le coup d'une enquête judiciaire pour les crimes commis pendant son règne brutal de 15 ans, au cours des années 1970 et 1980. Le juge doit décider prochainement si Duvalier sera poursuivi pour corruption et crimes reliés aux droits de la personne.

Un jour plus tôt, l'Associated Press avait reçu le président Martelly en entrevue en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, et l'avait questionné à propos de l'ex-dictateur et la décision à venir. Le président avait suggéré qu'il tenait peu à un procès, disant que la réconciliation pour sa nation était plus importante que le fait de punir Duvalier.

M. Martelly avait également déclaré que toute décision concernant un possible pardon ne surviendrait qu'en vertu «d'un consensus parmi tous les leaders, tous les partis politiques».
Dans l'entrevue de vendredi avec la station irlandaise Newstalk FM, M. Martelly s'est fait demander pourquoi il pardonnerait à Duvalier, et le président a dit avoir été mal compris par l'Associated Press. Il affirme maintenant que la réconciliation ne concernait pas Duvalier, ajoutant que seul le système judiciaire haïtien peut trancher.

Selon le président haïtien, des années de luttes souvent violentes entre les diverses factions de la société haïtienne ont laissé le pays en lambeaux et ce conflit doit prendre fin pour que des progrès aient lieu en Haïti. Duvalier a posé un problème pour Haïti depuis son retour surprise en 2011 après 25 ans d'exil.

Le pays possède un système judiciaire faible, avec un historique peu glorieux en termes de traitement des crimes mêmes mineurs, et le gouvernement est préoccupé par la reconstruction à la suite du terrible séisme de janvier 2010. Une majorité d'Haïtiens sont désormais trop jeunes pour se soucier des crimes commis sous Duvalier, mais plusieurs se souviennent des prisons gouvernementales cauchemardesques et des milices spéciales violentes, connues sous le nom de Tonton Macoute, qui ont tué et torturé les opposants politiques avec impunité.

Les groupes de défense des droits de la personne ont reproché au gouvernement haïtien d'avoir semblé reporter une décision dans l'affaire Duvalier. Plusieurs Haïtiens et opposants de M. Martelly plus âgés se sont montrés alarmés par le fait que son gouvernement embauche des gens qui avaient travaillé au sein de l'administration de l'ancien dictateur.

Les avocats de Duvalier ont argué qu'il y a prescription en ce qui concerne les crimes allégués contre l'ancien politicien, et que leur client ne peut être accusé de crimes supposément commis alors qu'il était au pouvoir.
 


Deux sénateurs appellent les ministres ayant la nationalité étrangère à démissionner: Steven Benoît, et Andrice Riché estiment qu'il n'y a pas matière à débat

   Les sénateurs  Steven Benoît, et Andrice Riché ont fait savoir jeudi  qu’il n’y a pas lieu de débattre sur la possibilité que des ministres et secrétaires d’Etat dont la nationalité étrangère est prouvée, gardent leurs postes sous prétexte que la loi serait muette sur la question.
 


Si la constitution haïtienne est claire quant aux exigences faites au premier ministre pour ce qui est de sa nationalité, elle ne dit pas avec précision que les mêmes exigences sont faites aux ministres et secrétaires d’Etat.

Selon les premiers éléments d'une enquête senatoriale, au moins deux ministres du gouvernement seraient des etrangers.


Pour Steven Benoît, il n’y a pas lieu de faire un débat sur cette question, arguant que l’article 56 de la constitution haïtienne dit clairement que l’étranger qui s’immisce dans les affaires politiques du pays peut être expulsé du territoire.

"Tout ministre ou secrétaire d’Etat dont la nationalité étrangère est avérée doit démissionner, a dit le parlementaire qui rappelle de récents cas de jurisprudence, dont celui du sénateur Rudolphe Boulos 9 qui n'avait même pas renoncé à sa nationalite, ayant vu le jour aux Etats-Unis.

Le ministre et le secrétaire d’Etat, note le 1er sénateur de l’Ouest, font partie du gouvernement et occupent un poste politique et participent d’ailleurs au conseil des ministres.

Le sénateur , Andrice Riché (Grande-Anse, sud-ouest) dit lui-aussi croire qu’il n’y a pas matière à débat. Il juge scandaleux qu’un citoyen étranger trompe la vigilance des institutions pour jouir de privilèges auxquels il n’a pas droit.

Selon le parlementaire, ces citoyens n’auraient rien contre une occupation du territoire, n'ayant aucune appartenance.
Si vous aviez dit non à la nationalité haïtienne, vous aviez dit non au pays, a-t-il ajouté. Pour lui, le fait de renoncer à la nationalité haïtienne est un acte de lèse-patrie et les auteurs d'un tel acte ne devraient pas avoir des responsabilités dans le gouvernement.

Andrice Riché avait jugé mercredi  malheureux et scandaleux qu'après 200 ans d'independance, on en soit à douter de la nationalité d'un président de la république. " C'est la preuve que le pays n'a pas encore démarré, a-t-il déploré.

Il faisait reference aux affirmations du senateur senateur Moïse Jean-Charles selon lesquelles le président Michel Martelly aurait  la nationalite etrangère.
 

Le Sénateur Jean Hector Anacacis a accrédité mercredi les accusations de son collègue Moïse Jean-Charles sur la présumée multinationalité de membres de l’Exécutif, dont le chef de l’Etat, au lendemain des révélations de la commission spéciale d’enquête selon lesquelles au moins deux éléments de l’équipe Martelly/Conille sont des ressortissants étrangers.

« C’est le début des preuves. Les informations communiquées par le Sénateur Jean-Charles commencent à se confirmer », a estimé le parlementaire de l’ouest non sans affirmer que les deux premiers responsables tombés dans l’escarcelle des investigateurs sont respectivement un homme et une femme.

Mais, là s’arrêtent les précisions d’Anacacis qui s’est gardé de révéler leur identité.

L’ancien candidat malheureux aux présidentielles de 2010 refuse désormais de parler d’allégations du bouillant élu du nord qui, fait-il remarquer, dispose de données dont le fondement se vérifie. Parallèment, il dit faire confiance à la commission spéciale qui devrait fournir un excellent travail de vérification de la nationalité des 39 membres de l’actuelle administration.

Sarcastique, Jean Hector Anacacis a toutefois fait état de la volonté de certains membres d’orienter l’enquête dans un sens déterminé et de chercher une "voie de sortie" au Palais National (siège de la présidence).

Lors d’un point de presse mardi, le président de la commission sénatoriale, Joseph Lambert, a révélé la découverte de "deux cas avérés de citoyens étrangers faisant partie du gouvernement", après le dépouillement de dix dossiers.

Présentant la commission comme une structure indépendante, sans état d’âme, le Sénateur du sud-est, devenu un puissant allié de Michel Martelly, a fait savoir que les documents de voyage de tous les responsables gouvernemntaux, y compris le chef de l’Etat, devaient être passés au crible.

Très déterminé, Moïse Jean-Charles est revenu à la charge en affirmant que le Président Michel Martelly était un "citoyen américain et italien", par conséquent non habilité à diriger le pays.


 

Le sénateur Joseph Lambert confirme qu'au moins deux membres du gouvernement ont la nationalité étrangère, alors que son collègue Moïse Jean Charles réaffirme qu'il n'y a aucun risque de se tromper sur la multiple nationalité du chef de l'Etat
 


   Le président de la commission sénatoriale d’enquête chargée de vérifier la nationalité du président Michel Martelly et des membres du gouvernement, Joseph Lambert a confirmé mardi qu’au moins deux membres de l’actuelle équipe gouvernementale sont de nationalité étrangère.

Le parlementaire a fait savoir que ces informations ont été confirmées à partir de documents actuellement à la disposition de la commission suite à l’analyse des documents de 10 personnalités sur un total de 30 qui doivent être passées au crible.

Le sénateur Lambert a indiqué que des correspondances ont été acheminées au premier ministre Garry Conille et au chef de l’Etat en vue de recueillir les documents de voyage de tous les membres de l’Exécutif mais la commission n’a reçu jusqu'ici aucune réponse, jusqu’ici, a-t-il regretté.

Le parlementaire réputé aujourd'hui proche du chef de l'Etat, a réitéré la volonté des membres de la commission d’effectuer des voyages à l’étranger notamment en Europe et en Amérique du Nord afin de confronter les informations dont elle dispose sur la nationalité étrangère présumée des membres du gouvernement.

Il redit que les dossiers seront traités dans le calme et sans état d’âme.

Joseph Lambert a par ailleurs fait savoir que les traces de deux membres de l’équipe gouvernementale n’ont pu être répertoriées au niveau des services d’immigration et d’émigration d’Haïti. Il s’agit de Jean-Claude François et de Paul Antoine Adrien.

En ce qui concerne M. François, 26 citoyens haïtiens portent le même nom, alors que pour le secrétaire d’Etat aux sports, M. Adrien, le parlement attend que la présidence corrige l’erreur glissée dans son arrêté de nomination. En effet, l’arrêté nommant le secrétaire d’Etat aux sports mentionne Paul Antoine Adrien alors qu’en réalité son nom est Paul Emile Adrien.

Le sénateur Lambert informe que le nouveau président du Sénat, Simon Dieuseul Deras et le sénateur Moïse Jean-Charles vont être remplacés par deux autres membres du grand corps, à la commision, pour des raisons diverses. Le premier étant président du Senat et le second directement concerné, sera lui aussi auditionné, a-t-il fait savoir.

Le sénateur Moïse Jean-Charles a  pour sa part appelé mardi le chef de l’Etat à coopérer en mettant à la disposition de la commission les documents de voyage qu’il utilise pour ses multiples déplacements à travers le monde depuis qu’il était musicien jusqu’à son accession à la première magistrature du pays.

Le chef de l’Etat est tenu de collaborer pour permettre à la commission de faire le point sur la question, a-t-il dit, affirmant une fois de plus avoir donné au parlementaire assez d’informations pour étayer ses dires.

Il en a profité pour écarter toute possibilité qu’il se trompe en affirmant que le chef de l’Etat et des membres du gouvernement ont la multiple citoyenneté.

"La situation  est bien pire que  je ne l‘ai décrite, a-t-il dit.

Pour ce qui qui est du voyage de membres de la commission aux Etats Unis d’Amérique afin de vérifier les informations qu’il leur a fournies, le senateur Jean-Charles a évoqué la loi du 4 juillet 1966 qui autorise, dit-il, la commission affaires étrangères du sénat à coopérer avec des institutions enquêtant sur le statut d’un citoyen américain qui aurait une autre nationalité.

 



Le président Obama nomme une nouvelle ambassadrice pour Haïti: Pamela Ann White en poste en Gambie attend d'être ratifié par le SéPamela Ann Whitenat américain
 

Un nouvel ambassadeur américain en Haïti vient d’être nommé par le président Barack Obama. Il s’agit de la diplomate Pamela Ann White qui remplacera Kenneth H. Merten, l’ambassadeur en poste dans lepays depuis 2009 et dont le mandat de 3 ans arrive à échéance cette année.


L’information a été confirmé par M. Merten qui informe que c’est le cœur triste qu’il va quitter Haïti, un pays pour lequel il va continuer à travailler, a-t-il fait savoir.

L'ambasadeur sortant se dit satisfait du travail qu’il a accompli dans le pays, collaborant notamment avec divers secteurs de la vie nationale.

"Il se pourrait que je reste en poste jusqu’à ce que le sénat américain ratifie le choix de Pamela Ann White comme nouvelle ambassadrice des Etats Unis en Haïti et cela peut prendre jusqu’à une année", a fait remarquer le diplomate.


Madame White, actuellement en poste en Gambie a déjà travaillé en Haïti dans les années 80 où elle était affectée à l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID).

 

 

Nouveau tremblement de terre dans le Nord de la république dominicaine: 5.4, selon L'Institut de Sismologie de l'Université Autonome de Saint-Domingue, mais 5.1, selon Service de Sismologique des Etats-Unis
 


Un tremblement de terre a secoué lundi  le nord de la République dominicaine , sans faire de dégats importants.

 L'Institut de Sismologie de l'Université Autonome de Santo-Domingo (UASD) a fait savoir que le seisme était d'une magnitude de  5.4 degrés surl'échelle de Richter.  Ce qui contredit le Service de Sismologie des Etats-Unis, qui dans sa page électronique a indiqué qu'il etait plutôt de 5.1 degrés.

Le  directeur de l'Institut de Sismologie de l'université étatique, Eugenio Polanco, a expliqué que le séisme, qui a  debuté à 4h50, avait une profondeur de 13 kilomètres. Son épicentre se trouvait dans la ville côtière de Rio San Juan, à environ 250 kilomètres au nord de Santo-Domingue, la capitale, et à 35 kilomètres au nord-est de San Francisco de Macoris.

Des scènes de panique ont ete enregistrées dans les region de Bonao, Moca et autres où de nombreux habitants sont sortis dans la rue. Des fissures ont été enregistrées dans plusieurs écoles de Nagua.

Mais la protection civile a indiqué qu'il n'y avait aucun degât majeur.
 Le  directeur du Centre des mesures d'urgences du pays, Juan Manuel Mendez,  a fait savoir  que des secouristes avaient fait le tour des communautés de la côte septentrionale du pays pour vérifier s'il y avait ds personnes blessees et  des dégâts et des blessures, mais a assuré qu'ils   n'avaient rien constaté de tel.

Des secousses ontété ressenties,au même moment,  dans le nord d'Haïti, paticulièrement au cap-Haïtien où les ecoles ont renvoyé leurs elèves et aussi dans des localites du Nord-est. La côte occidentale de Porto Rico a egalement tremblé.


Le  directeur de l'Institut de Sismologie de l'université autonome de Santo-Domingo a réitéré son appel à la population dominicaine de rester  calme, et a estimé « normal » que  se produisent des tremblements de terre presque quotidiennement  en raison de fails tectoniques. Plusieurs autres secousses de plus faible intensité avaient dejà été ressentie entre dimanche et lundi dans le Nord du pays.


 Il a recommandé de suivre les conseils des institutions compétentes comme le Centre d'Opérations d'Urgence (COE), la Police Nationale, la Santé Publique, le corps de pompiers, la Croix Rouge, et d'autres.

Cependant il a dit que « les habitants doivent, sans perdre leur calme, être vigilants et se preparer à toute éventualité.

Ls habitants de la région sont sur le qui-vive depuis le ytremblement de terre qui avait plus de 300.000 morts le 12 janvier 2010 en Haïti.

 

Enquête sur la nationalité des dirigeants haïtiens: les sénateurs américains John Kerry et Richard

 
   La Commission sénatoriale d'enquête sur la nationalité pourrait se rendre dans les prochains jours aux Etats-Unis pour entendre les sénateurs américains John Kerry (démocrate, Massachusetts) et Richard Lugar (républicain, Indiana) qui seraient prêts, selon le sénateur Moise Jean-Charles (Nord), à apporter des précisions sur la nationalité des dirigeants haïtiens. Le rapporteur de la commission d'enquête, le sénateur Youri Latortue (Artibonite), en a fait l'annonce vendredi. Jean-Charles devrait faire partie de la délégation, selon lui. A l'appui de ses allégations sur la triple nationalité du chef de l'Etat Michel J. Martelly (haïtienne, américaine et italienne, Jean-Charles n'a fourni à la commission que de deux numéros de passeport et les références des deux sénateurs américains, souligne Latortue. La commission sénatoriale s'apprête de ce fait à transmettre une correspondance aux deux parlementaires américains et s'attend à ce qu'une réponse lui soit donnée dans le meilleur délai afin que la délégation devant se rendre à Washington soit constituée. Par l'organe de son porte-parole, Lucien Jura, la présidence a formellement rejeté les allégations du sénateur du Nord concernant la nationalité du chef de l'Etat. Il a appelé la population à n'y pas prêter foi et à plutôt participer aux efforts de l'équipe au pouvoir en faveur de l'amélioration de ses conditions d'existence.

Le président haïtien a désigné une dizaine de citoyens dans la diplomatie haïtienne pour occuper des postes d'ambassadeurs à l'étranger en attendant la ratification de ces nominations par le Sénat de la République.

Huit mois après son investiture, le président haïtien Michel Martelly a nommé un premier groupe de dix diplomates pour représenter son gouvernement à l'étranger.

Les dix nouveaux ambassadeurs et consuls généraux doivent obtenir l'approbation des parlementaires et l'agrément des pays auprès desquels ils sont accrédités avant de prendre fonction, a expliqué un parlementaire à Haiti Press Network.

Voici la liste des nouveaux diplomates et les postes d'accréditation.

Paul Altidor .........Washington

David Lesly ...........Venezuela

Liautaud Frantz .........Canada

Lamothe Guy ...........Mexique

Cazeau Jean Wesly .......ONU

Balir Alix .........Panama

Antoine Rodrigue ......Japon

Latortue Ralph ........Bahamas

Jean-Baptiste Arvel Victor ....Chili

Forbin Charles-Antoine .....Consul général New-York

François Guillaume ........Miami