Cette lettre, une première dans notre histoire récente, va peut-être marquer un tournant dans les relations entre le président Martelly et le parlement. Après l'affaire Bélisaire, les bêtises de Musseau vont peser sur l'avenir du pays.Une réunion organisée entre le Premier ministre Garry Conille et un groupe de parlementaires s’est terminée sur un choc entre le chef de l’état et un groupe de sénateurs et de députés invités par le chef du gouvernement, ont annoncé des témoins.
La rencontre qui se déroulait à la résidence du Premier ministre Garry Conille avec des parlementaires issus du groupe GPR à la Chambre et le groupe 16 au Sénat, de l’opposition, a été interrompue à l’arrivée inattendue du président Michel Martelly alerté par un des participants, a-t-on rapporté.
Selon les différents témoignages recueillis au près des parlementaires, le président Martelly a dénoncé cette rencontre comme un complot visant à le renverser. « Le chef de l’état a utilisé des insultes graves et des insanités que nous ne pouvons pas répéter pour qualifier les parlementaires présents», a répondu un sénateur qui parlait de la rencontre avec HPN.
« Nous avons été traités de tous les noms par le président qui a cru qu’il s’agissait d’un complot qui se mettait en place pour le renverser au profit du sénateur Steven Benoit», a ajouté le parlementaire.
Le sénateur Steven Benoit a, lors d’une conférence de presse donnée jeudi, confirmé les incidents, mais a rejeté l’idée d’un plan pour renverser le président de la république
L’Expert Indépendant sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, s’est dit « particulièrement préoccupé » par l’ordonnance du juge d’instruction qui recommande que Duvalier soit jugé pour détournement de fonds et non pour les violations des droits de l’homme pendant les années de sa présidence
« Si les informations concernant Jean-Claude Duvalier sont confirmées, cela porterait alors un coup très sérieux à la crédibilité du processus engagé de réforme du système judiciaire en Haïti », a déclaré Monsieur Michel Forst qui entame une mission de 8 jours en Haïti pour évaluer les droits de l’homme.
« L’existence de crimes commis par le régime Duvalier est bien établie et a été confirmée à, de nombreuses reprises notamment par les rapports annuels de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme de 1970 à 1986. Les familles des victimes qui ont porté plainte depuis le retour de Jean-Claude Duvalier en Haïti ont fourni aux autorités judiciaires les éléments d’information nécessaires pour renvoyer l’ancien président devant le Tribunal Criminel pour être jugé sous les inculpations de crime, de meurtre, de séquestration, de détention illégale et de torture », a déclaré Michel Forst selon son bureau.
L’Expert Indépendant sur la situation des droits de l’Homme en Haïti rappelle que l’invocation des dispositions de l’article 466 du Code Criminel Haïtien portant sur la prescription ne fait pas obstacle aux poursuites, attendu que le droit international interdit l’amnistie ou l’application de la prescription aux personnes accusées de crime contre l’humanité.
L’ancien président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), accusé Gaillot Dorsinvil, accuse entre autres de corruption, concusion et violation de droits politique, est attendu mercredi au cabinet d’instruction où il sera entendu par le juge Yves Altidor.
L’information a été confirmée par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus qui informe que M. Dorsinvil sera entendu suite à des plaintes qui ont été déposées au Parquet dont l’une par lui-même.
En effet, M. Dorsinvil accuse des agents de la PNH (Police Nationale d’Haïti) d’avoir entre autres confisqué son passeport et même bu de son jus, dans le réfrigérateur.
L’ancien numéro un de l’ancien appareil électoral, décrié par de nombreux secteur fait l'objet de plaintes déposée contre lui par des anciens candidats à la présidence notamment Jean Henry Céant et Yves Cristallin, pour violation de leurs droits politiques.
Ce sont toutes des plaintes fondées et dont nous avons jugé la pertinence, a dit le Commissaire Jean Renel Sénatus, souligant que ce sont tous les membres du CEP qui sont concernés.
Toutefois, pour beaucoup, si le CEP de Gaillot Dosinbvil etait effectivement jugé, de nombreuses mains étrangères et locales pourraient être prises dans l'étau de la justice. D'anciens candidats aujourd'hui en poste et d'anciens dirigeants pourraient ne pas souhaiter non plus que l'affaire soit portée devant la justice
Sur un autre plan, le commissaire du gouvernement a confirmé l’arrestation dimanche, dans un club à Delmas, d’une trentaine de jeunes ainsi que le propriétaire de la boite, pour atteinte aux bonnes mœurs.
Le chef du Parquet de Port-au-Prince se dit déterminé à combattre la délinquance juvénile et les activités immorales dans sa juridiction. "Les pratiques immorales impliquant entre autres des relations exuelles entre des hommes d'âge mûr et des mineures ne seront pas tolérées sous mon administration", a promis le commissaire du gouvernement.
L’ancien dictateur Jean Claude Duvalier sera jugé en Haïti pour détournement de fonds selon l’ordonnance du juge d’instruction Jean Carves.
L’ordonnance du juge communiqué au Parquet de Port-au-Prince réclame de juger l’ex président à vie pour les cas de corruption et de détournements de fonds publiques commis durant son règne
Le président, Michel Martelly s'est éloigné vendredi de sa proposition, énoncée la veille lors d'une entrevue, qu'il serait ouvert à l'idée de pardonner l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier. Il a précisé avoir simplement dit vouloir mettre fin au conflit interne qui a longtemps frappé son pays, selon Associated Press.
M. Martelly, qui s'exprimait dans le cadre d'une entrevue accordée à une station de radio dublinoise, dit n'avoir « jamais proposé de pardonner» au dictateur connu sous le nom de «Bébé Doc», qui est sous le coup d'une enquête judiciaire pour les crimes commis pendant son règne brutal de 15 ans, au cours des années 1970 et 1980. Le juge doit décider prochainement si Duvalier sera poursuivi pour corruption et crimes reliés aux droits de la personne.
Un jour plus tôt, l'Associated Press avait reçu le président Martelly en entrevue en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, et l'avait questionné à propos de l'ex-dictateur et la décision à venir. Le président avait suggéré qu'il tenait peu à un procès, disant que la réconciliation pour sa nation était plus importante que le fait de punir Duvalier.
M. Martelly avait également déclaré que toute décision concernant un possible pardon ne surviendrait qu'en vertu «d'un consensus parmi tous les leaders, tous les partis politiques».
Dans l'entrevue de vendredi avec la station irlandaise Newstalk FM, M. Martelly s'est fait demander pourquoi il pardonnerait à Duvalier, et le président a dit avoir été mal compris par l'Associated Press. Il affirme maintenant que la réconciliation ne concernait pas Duvalier, ajoutant que seul le système judiciaire haïtien peut trancher.
Selon le président haïtien, des années de luttes souvent violentes entre les diverses factions de la société haïtienne ont laissé le pays en lambeaux et ce conflit doit prendre fin pour que des progrès aient lieu en Haïti. Duvalier a posé un problème pour Haïti depuis son retour surprise en 2011 après 25 ans d'exil.
Le pays possède un système judiciaire faible, avec un historique peu glorieux en termes de traitement des crimes mêmes mineurs, et le gouvernement est préoccupé par la reconstruction à la suite du terrible séisme de janvier 2010. Une majorité d'Haïtiens sont désormais trop jeunes pour se soucier des crimes commis sous Duvalier, mais plusieurs se souviennent des prisons gouvernementales cauchemardesques et des milices spéciales violentes, connues sous le nom de Tonton Macoute, qui ont tué et torturé les opposants politiques avec impunité.
Les groupes de défense des droits de la personne ont reproché au gouvernement haïtien d'avoir semblé reporter une décision dans l'affaire Duvalier. Plusieurs Haïtiens et opposants de M. Martelly plus âgés se sont montrés alarmés par le fait que son gouvernement embauche des gens qui avaient travaillé au sein de l'administration de l'ancien dictateur.
Les avocats de Duvalier ont argué qu'il y a prescription en ce qui concerne les crimes allégués contre l'ancien politicien, et que leur client ne peut être accusé de crimes supposément commis alors qu'il était au pouvoir.
Les sénateurs Steven Benoît, et Andrice Riché ont fait savoir jeudi qu’il n’y a pas lieu de débattre sur la possibilité que des ministres et secrétaires d’Etat dont la nationalité étrangère est prouvée, gardent leurs postes sous prétexte que la loi serait muette sur la question.
Le Sénateur Jean Hector Anacacis a accrédité mercredi les accusations de son collègue Moïse Jean-Charles sur la présumée multinationalité de membres de l’Exécutif, dont le chef de l’Etat, au lendemain des révélations de la commission spéciale d’enquête selon lesquelles au moins deux éléments de l’équipe Martelly/Conille sont des ressortissants étrangers.
« C’est le début des preuves. Les informations communiquées par le Sénateur Jean-Charles commencent à se confirmer », a estimé le parlementaire de l’ouest non sans affirmer que les deux premiers responsables tombés dans l’escarcelle des investigateurs sont respectivement un homme et une femme.
Mais, là s’arrêtent les précisions d’Anacacis qui s’est gardé de révéler leur identité.
L’ancien candidat malheureux aux présidentielles de 2010 refuse désormais de parler d’allégations du bouillant élu du nord qui, fait-il remarquer, dispose de données dont le fondement se vérifie. Parallèment, il dit faire confiance à la commission spéciale qui devrait fournir un excellent travail de vérification de la nationalité des 39 membres de l’actuelle administration.
Sarcastique, Jean Hector Anacacis a toutefois fait état de la volonté de certains membres d’orienter l’enquête dans un sens déterminé et de chercher une "voie de sortie" au Palais National (siège de la présidence).
Lors d’un point de presse mardi, le président de la commission sénatoriale, Joseph Lambert, a révélé la découverte de "deux cas avérés de citoyens étrangers faisant partie du gouvernement", après le dépouillement de dix dossiers.
Présentant la commission comme une structure indépendante, sans état d’âme, le Sénateur du sud-est, devenu un puissant allié de Michel Martelly, a fait savoir que les documents de voyage de tous les responsables gouvernemntaux, y compris le chef de l’Etat, devaient être passés au crible.
Très déterminé, Moïse Jean-Charles est revenu à la charge en affirmant que le Président Michel Martelly était un "citoyen américain et italien", par conséquent non habilité à diriger le pays.
Le sénateur Joseph Lambert confirme qu'au moins deux membres du gouvernement ont la nationalité étrangère, alors que son collègue Moïse Jean Charles réaffirme qu'il n'y a aucun risque de se tromper sur la multiple nationalité du chef de l'Etat
Le président de la commission sénatoriale d’enquête chargée de vérifier la nationalité du président Michel Martelly et des membres du gouvernement, Joseph Lambert a confirmé mardi qu’au moins deux membres de l’actuelle équipe gouvernementale sont de nationalité étrangère.
Le parlementaire a fait savoir que ces informations ont été confirmées à partir de documents actuellement à la disposition de la commission suite à l’analyse des documents de 10 personnalités sur un total de 30 qui doivent être passées au crible.
Le sénateur Lambert a indiqué que des correspondances ont été acheminées au premier ministre Garry Conille et au chef de l’Etat en vue de recueillir les documents de voyage de tous les membres de l’Exécutif mais la commission n’a reçu jusqu'ici aucune réponse, jusqu’ici, a-t-il regretté.
Le parlementaire réputé aujourd'hui proche du chef de l'Etat, a réitéré la volonté des membres de la commission d’effectuer des voyages à l’étranger notamment en Europe et en Amérique du Nord afin de confronter les informations dont elle dispose sur la nationalité étrangère présumée des membres du gouvernement.
Il redit que les dossiers seront traités dans le calme et sans état d’âme.
Joseph Lambert a par ailleurs fait savoir que les traces de deux membres de l’équipe gouvernementale n’ont pu être répertoriées au niveau des services d’immigration et d’émigration d’Haïti. Il s’agit de Jean-Claude François et de Paul Antoine Adrien.
En ce qui concerne M. François, 26 citoyens haïtiens portent le même nom, alors que pour le secrétaire d’Etat aux sports, M. Adrien, le parlement attend que la présidence corrige l’erreur glissée dans son arrêté de nomination. En effet, l’arrêté nommant le secrétaire d’Etat aux sports mentionne Paul Antoine Adrien alors qu’en réalité son nom est Paul Emile Adrien.
Le sénateur Lambert informe que le nouveau président du Sénat, Simon Dieuseul Deras et le sénateur Moïse Jean-Charles vont être remplacés par deux autres membres du grand corps, à la commision, pour des raisons diverses. Le premier étant président du Senat et le second directement concerné, sera lui aussi auditionné, a-t-il fait savoir.
Le sénateur Moïse Jean-Charles a pour sa part appelé mardi le chef de l’Etat à coopérer en mettant à la disposition de la commission les documents de voyage qu’il utilise pour ses multiples déplacements à travers le monde depuis qu’il était musicien jusqu’à son accession à la première magistrature du pays.
Le chef de l’Etat est tenu de collaborer pour permettre à la commission de faire le point sur la question, a-t-il dit, affirmant une fois de plus avoir donné au parlementaire assez d’informations pour étayer ses dires.
Il en a profité pour écarter toute possibilité qu’il se trompe en affirmant que le chef de l’Etat et des membres du gouvernement ont la multiple citoyenneté.
"La situation est bien pire que je ne l‘ai décrite, a-t-il dit.
Pour ce qui qui est du voyage de membres de la commission aux Etats Unis d’Amérique afin de vérifier les informations qu’il leur a fournies, le senateur Jean-Charles a évoqué la loi du 4 juillet 1966 qui autorise, dit-il, la commission affaires étrangères du sénat à coopérer avec des institutions enquêtant sur le statut d’un citoyen américain qui aurait une autre nationalité.
Nouveau tremblement de terre dans le Nord de la république dominicaine: 5.4, selon L'Institut de Sismologie de l'Université Autonome de Saint-Domingue, mais 5.1, selon Service de Sismologique des Etats-Unis
Enquête sur la nationalité des dirigeants haïtiens: les sénateurs américains John Kerry et Richard
Le président haïtien a désigné une dizaine de citoyens dans la diplomatie haïtienne pour occuper des postes d'ambassadeurs à l'étranger en attendant la ratification de ces nominations par le Sénat de la République.
Huit mois après son investiture, le président haïtien Michel Martelly a nommé un premier groupe de dix diplomates pour représenter son gouvernement à l'étranger.
Les dix nouveaux ambassadeurs et consuls généraux doivent obtenir l'approbation des parlementaires et l'agrément des pays auprès desquels ils sont accrédités avant de prendre fonction, a expliqué un parlementaire à Haiti Press Network.
Voici la liste des nouveaux diplomates et les postes d'accréditation.
Paul Altidor .........Washington
David Lesly ...........Venezuela
Liautaud Frantz .........Canada
Lamothe Guy ...........Mexique
Cazeau Jean Wesly .......ONU
Balir Alix .........Panama
Antoine Rodrigue ......Japon
Latortue Ralph ........Bahamas
Jean-Baptiste Arvel Victor ....Chili
Forbin Charles-Antoine .....Consul général New-York
François Guillaume ........Miami