
Selon le juge de paix qui a fait le constat, l’accident a été enregistré à Lacrois-Périsse, une localité située à une dizaine de kilomètres de la ville des Gonaïves.
Plusieurs personnes ont été également blessées lors de l’accident.
Absent des festivités carnavalesques qui se déroulent dans la troisième ville du pays depuis dimanche, le Premier ministre Garry Conille devrait être présent pour le dernier jour du carnaval "mardi gras",
Depuis la crise avec les ministres du gouvernement qui ont boudé une convocation du Premier ministre leur demandant de se présenter au parlement pour rencontrer la commission qui enquête sur la nationalité des membres du pouvoir exécutif, le Premier ministre Conille n’a plus été vu en public.
Dimanche à l’ouverture des festivités carnavalesques dans la ville des Cayes, il a brillé par son absence alors que le président Michel Martelly a été la principale vedette des festivités.
Depuis une rumeur de démission circule sur le net. « Non il n’a pas démissionné et il ne démissionnera pas », a répondu à HPN un membre du cabinet de M. Conille.
« Il sera aux Cayes mardi pour tirer le bilan du carnaval et sera sur le stand de la Primature », a indiqué notre source
L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice, a exhorté jeudi l’Exécutif et le Parlement à se mettre au service des intérêts du pays et non des intérêts personnels, à l’issue d’une mission d’évaluation de quatre jours des quinze membres du Conseil de sécurité.
La diplomate afro-américaine, qui présidait la délégation, estime que dans la difficile conjoncture actuelle Haïti doit être la priorité des autorités.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’aéroport international Toussaint Louverture peu avant le départ des ambassadeurs, Mme Rice a indiqué qu’à partir de leurs rencontres avec les haïtiens ils ont compris que les attentes de la population sont énormes face aux problèmes constatés.
Le Conseil de sécurité, qui a promis des sanctions contre les casques bleus coupables de violations des droits humains, s’est prononcé en faveur du maintien de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) et du renforcement de la Police Nationale sans manifester un intérêt particulier pour le rétablissement de l’institution militaire.
Ce dernier projet est cher au Président Michel Martelly qui a toutefois différé à plusieurs reprises sa promesse électorale de créer une nouvelle armée
Durant leur séjour, les quinze diplomates accrédités à l’ONU ont eu des discussions avec le chef de l’Etat, les membres du gouvernement, les représentants du Parlement et de la société civile
Les ministres du gouvernement n’ont pas répondu à la convocation du parlement pour déposer leurs documents de voyage à la commission sénatoriale qui enquête sur la nationalité des membres de l’exécutif. Seul le Premier ministre, Garry Conille, a déposé 4 passeports au bureau de la commission.
Deux autres membres du gouvernement dont le ministre de l’intérieur ont demandé de reporter la date du dépôt des documents, selon les membres de la commission.
Au terme d’un conseil des ministres tenu lundi au palais national sous la direction du président Michel Martelly, Les membres du gouvernement ont adopté une résolution leur interdisant de soumettre les documents réclamés par la commission parlementaire qui enquête sur la nationalité des membres du gouvernement, “sauf par décision de justice”.
Par ailleurs le premier ministre Gary Conille avait autorisé ses ministres de répondre individuellement à la convocation de la commission et soumettre leurs pièces pour faire avancer l’enquête dans un communiqué paru mercredi.
Garry Conille vit-il ses dernières semaines comme Premier ministre ? C'est à se le demander. Depuis lundi, on ressort des placards tous les scénarios : démission ou renvoi par le Parlement.
Et même, le pete kouri à l'haïtienne. Certains prévoient une ronde des prétendants pour lui trouver un remplaçant ou un gouvernement qui va gérer les affaires courantes éternellement sans Premier ministre.
Le PM a été mis en porte-à-faux par ses ministres. Tous ont signé, lundi, en conseil des ministres, une résolution que le Premier ministre, chef du gouvernement, a refusé de parapher. L'incident a été confirmé pour le journal par de nombreuses sources proches de la Primature.
Interrogés au début de l'année, plusieurs sénateurs avaient dit craindre que nous ne soyons à la veille d'une crise. Ils n'avaient pas précisé la nature de cette crise ni qu'elle interviendrait si vite.
En janvier, couvait déjà sous les cendres chaudes du Parlement cette affaire de vérification de la nationalité des membres du gouvernement et du président de la République.
Lancée comme une boutade par le sénateur Moïse, cette affaire a ramassé de la mousse en route pour devenir une pierre grosse comme ça dans la cour du gouvernement. Une épine monumentale.
Plus les jours passaient, plus le président Martelly ironisait sur la question; on se disait que tout va pour le mieux. C'est une crisette comme nous en avons le secret, elle va vers son dénouement.
Puis, sont venus les grincements de dents, les sautes d'humeur et cette altercation à coup de gros mots en la résidence du Premier ministre entre le président et des parlementaires. Le sérieux de la question de la nationalité a comme saisi l'opinion publique, dimanche, en plein carnaval de Jacmel, quand le sénateur Bien-Aimé a interpellé le président sur la question.
Comme une parade, une résolution, prise lundi en conseil des ministres et rendue publique ce mardi par la présidence, est venue mettre un point d'arrêt aux questions.
Voilà qu'en fait elle nous plonge dans un autre chapitre.
En réponse, le Sénat, en la personne du sénateur Lambert, menace de sévir contre les ministres récalcitrants, alors que certains membres du gouvernement - 9 secrétaires d'Etat - ont déjà déposé leurs pièces devant la commission d'enquête du Sénat.
Déjà les juristes affûtent leurs arguments. Ceux proches de la présidence sont catégoriques : pas question à qui que ce soit de présenter ses documents, sauf à un tribunal compètent.
L'ancien ministre de la Justice, Me Camille Leblanc, estime que le gouvernement crée les conditions pour traduire le président Martelly par devant la Haute Cour de justice. « Le président relève du Parlement pour le juger lorsqu'il commet un crime contre la Constitution. Un étranger qui se fait passer pour un Haïtien commet un crime. Le juge naturel du président de la République c'est le Parlement. C'est la même chose pour les ministres. Le Sénat et la Chambre des députés peuvent décider de renvoyer n'importe quel ministre », a expliqué l'homme de loi.
« Le gouvernement n'a pas à présenter les pièces des ministres au Parlement. Le président, le Premier ministre, leurs équipes auraient dû s'assurer que tout les ministres et secrétaires d'Etat sont en règle avec la Constitution et les lois de la République », estime un observateur qui se veut neutre.
« Peut-être que la présidence cherche le renvoi du gouvernement », soutient Me Carlos Hercule, bâtonnier de l'Ordre des avocats.
Garry Conille est le seul haut responsable qui veut présenter de son plein gré ses pièces devant le Parlement. En aura-t-il le temps ?
« Haiti is open for business ». C'est le slogan trompeté à tout bout de champ à travers le globe par le président Michel Joseph Martelly.
En effet, cette nouvelle administration semble authentiquement prioriser l'investissement étranger dans le but de créer des emplois durables en Haïti. Ce gouvernement, vieux de 6 mois, a été, jusqu'à présent, marqué, entre autres, par une pléthore de voyages et de conférences programmés à cette fin. Alors, ce fut avec un mélange de stupéfaction et d'abattement que, sur une ligne téléphonique du programme Ramase de Radio Caraïbes, le samedi 4 février 2012, j'entendis le Premier ministre Garry Conille annoncer en grande pompe la formation d'une commission d'investigation sur les contrats octroyés aux firmes dominicaines dans le cadre de la loi d'urgence. Une investigation? A quelle fin?
S'il n'y avait pas urgence en la demeure, cela aurait fait partie de la norme, car les commissions d'investigation sont à la mode ces jours-ci en Haïti. Demandez à nos illustres parlementaires combien ils en ont aujourd'hui.
Une investigation nécessitera, ipso facto, la suspension, sinon la résiliation, de tous les contrats, entraînant une hausse du taux de chômage. A moins que le Premier ministre Conille eût voulu cibler uniquement les Dominicains. Ces mêmes Dominicains qui, au lendemain du séisme du 12 janvier 2010, sont venus sans invitation porter secours à tous les Haïtiens -sans distinction aucune-victimes de cette indicible tragédie. Il faut reconnaître que les firmes de construction dominicaines étaient déjà présentes en Haïti bien avant le séisme. Estrella, par exemple, avait des contrats avec la BID pour le compte de l'Etat haïtien. Et la qualité des travaux fournis fait l'objet d'une appréciation unanime. Ce qui a valu au gouvernement de signer des addendas avec cette compagnie comme pour la réhabilitation du tronçon de la Nationale No I Saint-Marc-Gonaïves. Allez au Bicentenaire actuellement, et on verra que les couches de revêtement sont sans commune mesure avec les travaux auxquels on était accoutumé.
Les viser exclusivement serait malsain. Et pourquoi eux et pas les autres?
Dites-nous que ce n'est pas vrai Monsieur le Premier ministre ! Où est l'intérêt du pays dans cette démarche?
Cette investigation annoncée par le Premier ministre Conille, la première réalisation anticipée depuis son accession à la Primature, causera l'interruption de tous les travaux en cours. Ne parlons pas des assignations contre l'Etat haïtien de ces compagnies pour rupture de contrats.
Le Premier ministre veut-il entraîner l'Etat haïtien dans une folle aventure ? Y aurait-t-il une autre raison cachant cette démarche ? Espérons que ce n'est pas une vendetta contre le précédent gouvernement.
C'est connu de tous que le premier décaissement de $ 44 millions (USD) à la compagnie haïtiano-dominicaine (HADOM) a eu lieu en juillet 2011, sous le nouveau gouvernement.
Où veut en venir le Premier ministre ?
Le séisme du 12 janvier 2010 et ses conséquences dévastatrices sont encore présents dans tous les esprits. Pour faire face à cette catastrophe d'une ampleur inégalée à l'échelle du pays, une loi d'urgence a été adoptée par le Parlement permettant au gouvernement de recourir à des procédures exceptionnelles, incluant la passation de marchés publics (source : site Internet CIRH).
La loi d'urgence a apparemment permis à l'Etat haïtien de réaliser un bon nombre de projets. Un exemple : la route Gonaïves-St-Marc serait encore un cauchemar. Ce tronçon a pu être réalisé grâce aux ressources du fonds Petrocaribe. Et, aujourd'hui, Gonaïves se trouve à 2 heures de route de Port-au-Prince. De plus, la loi d'urgence autorisait à engager l'Etat en recourant à des procédures célères de passation de marchés publics, tels le gré à gré ou les appels d'offres restreints. Il y a, pour le moins, du cynisme à indexer quelques-unes de ces compagnies, rien que pour avoir remporté quelques contrats. Qu'il s'agisse de l'Irak post-Saddam Hussein ou de la Lybie de l'après-Kadhafi, les mêmes formules ont été appliquées.
Si ma mémoire ne me fait pas défaut, ces contrats ont été approuvés par la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif. Imaginez un pays qui invite les investisseurs à venir s'y installer pendant que son Premier ministre annonce qu'il entend créer une nouvelle commission dans le but de réviser tous les contrats signés pendant les derniers 12 mois du gouvernement précédent ! D'ailleurs, un contrat ne se négocie-t-il pas ? Où était le Parlement ? Où est l'ULCC ? Où est l'UCREF ? Une nouvelle commission serait une gifle à ces institutions dont le Premier ministre Garry Conille postule le renforcement.
Comme nous l'a rapporté le quotidien Le Nouvelliste, le récent voyage du Premier ministre à Washington s'inscrit dans une démarche très noble qui est de rappeler à nos partenaires internationaux d'honorer leurs promesses sur Haïti. Tant mieux.
Une nouvelle commission d'investigation!
Soyons sérieux, Monsieur le Premier ministre!
Yvette S. Viaud
Etudiante
Le chanteur charismatique du hip-hop de renommée mondiale, candidat évincé à la course présidentielle de 2010, Wyclef Jean, et son organisation caritative (Yélé Haïti) ont comparu le jeudi 9 février 2012 à la troisième chambre civile du tribunal de première instance de Port-au-Prince. Il s'agit d'une action en validité de saisie pratiquée sur les comptes de Yélé Haïti et de Wyclef Jean en mai 2011 par Le Flamboyant Restaurant pour « sûreté et avoir paiement » de 504 400 dollars américains, représentant le montant des plats chauds vendus à ladite organisation pour être distribués gratuitement aux sinistrés du violent séisme du 12 janvier 2010.
A l'évocation de l'affaire, Me Samuel Madistin, avocat du restaurant Le Flamboyant, a donné lecture de son assignation dans laquelle il a fait état du différend qui oppose son client à Yélé Haïti et les raisons qui l'ont motivé à pratiquer la saisie-arrêt sur les comptes de Yélé Haïti et de Wyclef Jean.
Prenant la parole, Me Ulrick Germain, avocat de Yélé Haïti, a donné lecture des conclusions incidentes prises pour son client relatives à une demande de communication de pièces non satisfaite. Il a demandé au tribunal d'appointer Me Madistin et Jean Gay Rémy à se conformer à cette demande de communication dans un délai à fixer par le tribunal pour permettre à Yélé Haïti de pouvoir valablement se défendre, vu que les pièces sont communes aux parties. Reprenant la parole, Me Madistin a déclaré ne pas devoir de communication à ses confrères Me Ulrick Germain et Paul Edouard Ternier qui se prétendent les avocats de Yélé Haïti en raison du fait que, le 9 septembre 2011, l'huissier Gesner Mondésir du tribunal de première instance de Croix-des-Bouquets s'est présenté à son cabinet à Lalue (Port-au-Prince) pour signifier un acte d'occuper desdits avocats agissant pour et au nom de Yélé Haïti. Un tel acte, poursuit-il, est nul au regard de la loi, vu que l'huissier a une compétence territoriale. Dans de telles circonstances, il n'a pas à donner suite à une demande quelconque de Yélé Haïti.
Le sénateur Nènel Cassy questionne la destruction d'un ensemble de documents au service d’immigration moment même où une enquête est en cours sur la nationalité étrangère présumée du chef de l'Etat
LE MINISTRE DE L’INTERIEUR INVITE LES MILITAIRES DEMOBILISES A GARDER LEUR CALME ET A RENTRER CHEZ EUX
Le Ministre de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, Me Thierry MAYARD-PAUL, invite les militaires démobilisés ayant investi les camps de formation de Carrefour et de Plateau central à garder leur calme et rentrer chez eux. « Le gouvernement n’a autorisé personne à investir ces espaces », a-t-il déclaré.
Quand Washington durcit le ton !
Le président de la République, Michel Joseph Martelly, poursuit sa tournée en Amérique latine et dans les Petites Antilles au moment où les relations sont refroidies entre Washington et Port-au-Prince. Depuis les fêtes de fin d'année, l'ambassadeur américain à Port-au-Prince, Kenneth H. Merten, a décliné toutes les invitations de la chancellerie relatives aux cérémonies officielles. Hormis le diplomate américain, le corps diplomatique, comme à l'accoutumée, était au complet au Palais national lors de la présentation des voeux au président de la République à la fin du mois de décembre de l'année 2011. A la célébration de la fête de l'Indépendance aux Gonaïves, le premier janvier, l'absence de l'ambassadeur américain était remarquable. A l'ouverture de la rentrée parlementaire le 9 janvier 2012, le diplomate américain a une nouvelle fois brillé par son absence. Ce comportement de Kenneth Merten est-il un message de l'Oncle Sam à Michel Martelly ?
Dans les milieux diplomatiques à Port-au-Prince, on a tendance à interpréter le comportement de Washington par rapport aux relations privilégiées qu'entretient Martelly avec Castro et Chavez. Les Américains croyaient que l'arrivée de ce chanteur à la présidence de la République allait refroidir les relations entre Port-au-Prince, La Havane et Caracas. S'appuyant sur l'entourage de Martelly pendant la campagne électorale et son inexpérience sur la scène politique, l'ambassade américaine à Port-au-Prince contestait la présence du candidat Jude Célestin dans la course pour le second tour au profit de l'artiste. L'administration américaine sous la présidence de Georges W. Bush, en dépit des relations cordiales qu'elle entretenait avec Port-au-Prince pendant la gestion de René Préval, n'avait jamais digéré le flirt de ce dernier avec Castro et Chavez.
A environ neuf mois au timon des affaires, Martelly multiplie sans retenue ses relations avec la plupart des gouvernements de gauche des pays de l'Amérique latine. Minimisant le signal de Washington, le président haïtien se retranche derrière la souveraineté de l'Etat d'Haïti pour se lancer dans cette voie. Y a-t-il lieu d'évoquer la notion de souveraineté de l'Etat avec la présence de soldats de la Minustah sur le sol national depuis le 29 février 2004 ?
Sur le plan institutionnel, le président de la République semble ne pas détenir jusqu'à présent la formule appropriée pour couper court aux rumeurs sur sa nationalité étrangère. Au fur et à mesure que les détracteurs du chef de l'Etat multiplient leurs indices, que la commission poursuit ses investigations sur le dossier, davantage la presse restera attachée au traitement et à la diffusion des informations y relatives.
Comment Martelly va-t-il pouvoir maintenir le cap de tenir ses promesses à une population incapable de satisfaire ses besoins primaires, s'il persiste à privilégier la coopération Sud-Sud au mépris de Washington, si les scandales persistent avec les parlementaires et s'il continue de mépriser les journalistes ?
Lemoine Bonneau lbonneau@lenouvelliste.com Source: Le Nouvelliste

Des barricades ont été dressées et jets de pierres lancées par les manifestants qui affirmaient reclamer l'electrification de la zone, mais le senateur Annick Joseph qui faisait partie de la delégation aurait été blessé à la jambe par une pierre. Des slogans pro-Martelly ont également ete entendus, selon le senateur Jean-Hector Anacacis
Il a dénonce le fait que la date du 7 février soit aujourd’hui encore galvaudée, alors qu'elle devrait marquer l’ère du renouveau, du progrès, des lumières et du changement, 26 ans après la chute des Duvalier.
"L'OPL est prête à prendre les destinées du pays et travailler avec tous les secteurs pour lui permettre de recouvrer sa dignité", a lance M. Pierre-Etienne.
Pas de voyage du président iranien en Haïti
"Négatif". C'est avec cette réponse laconique que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, a démenti pour Le Nouvelliste la rumeur de la visite prochaine du président iranien Mahmoud Ahmadinejad en Haïti dans les semaines à venir.
Rejoint par twitter depuis le Panama, où il participe à une mission avec le président Michel Martelly, le ministre Lamothe n'a pas été plus explicite.
Interrogé par le journal à Washington, où il assiste, lundi soir, à une réception chez le Dr Joseph Baptiste, le Premier ministre Garry Conille a lui aussi mis en doute toute véracité à la tenace rumeur qui a fait fureur sur internet ces dernières heures.
Le président Martelly, qui était de passage au Venezuela, n'a pas franchi le pas non plus en faisant d'Haïti un membre de l'Alliance bolivarienne. Haïti va rester membre observateur.
La visite du président Hugo Chavez est attendue fin février ou début mars en Haïti.
Le carnaval de Port-au-Prince est officiellement lancé. Le maire de la commune de Port-au-Prince, Jean Yves Jason, se prépare à accueillir environ 1 500 000 personnes dans le parcours carnavalesque, du 19 au 21 février 2012.
«Le premier citoyen de la ville affirme que Port-au-Prince aura son défilé carnavalesque». C'est en ces mots que le maire de la commune de Port-au-Prince a lancé le «carnaval de Port-au-Prince» le vendredi 3 février. «Ann rekonstwi Pòtoprens ansanm» est le thème retenu pour le carnaval de cette année à Port-au-Prince, qui se tiendra du 19 au 21 février 2012, date prévue pour le carnaval national aux Cayes.
Pour le coordonnateur général du comité responsable de l'organisation du carnaval, Jean Kelly Damis, il est indispensable que le carnaval ait lieu à Port-au-Prince. Selon la tradition, dit-il, le carnaval rentre dans la vie même de la capitale haïtienne et de celle des milliers de gens qui participent à ces festivités tous les ans.
Des préparations sont en effet en cours au niveau des différents ateliers, notamment l'atelier de fabrication et de manipulation de marionnettes géantes, l'atelier de fabrication de masques, l'atelier de percussion pour la realisation de ces festivités. Malgré le faible pourcentage du budget du carnaval qui est disponible aux organisateurs jusqu'ici, on peut voir la tribune de la mairie de Port-au-Prince s'ériger au Champ de Mars. C'est pratiquement parti!
Le coup d'envoi du défilé carnavalesque de Port-au-Prince sera donné par une grande manifestation à la grand-rue, entre Portail-Léogâne et Portail-Saint Joseph, le samedi 18 février, a expliqué Jean Kelly Damis. Le buste de «Mesye Colo» à Martissant sera réhabilité à cette occasion pour un retour à nos habitudes et aux anciennes traditions de nos défilés carnavalesques.
Les responsables de la planification du carnaval de Port-au-Prince annoncent également toute une série de nouveautés. Si le retour à nos habitudes renouera le carnaval de cette année avec nos anciennes bonnes pratiques, les nouveautés apporteront du beau à la tradition, estiment-ils. Des spectacles de magie d'art exécutés par des jeunes de l'Ecole nationale des Arts et des scènes de manipulation de marionnettes géantes seront offerts au public. «Ce sera une fête de spectacles et d'exhibitions», a fait savoir le coordonnateur général du comité organisateur. En plus de la reine, sera élue cette année, à la fin de la période carnavalesque, la «Miss carnaval de Port-au-Prince 2012». Jean Kelly Damis invite ainsi les jeunes filles âgées entre 18 et 25 ans à se porter candidates en se faisant inscrire à partir du 4 février, en leur bureau au stade Sylvio Cator. Les textes des méringues carnavalesques, les figures et icônes, tous devront véhiculer un message ayant rapport avec le terme retenu pour cette année.
Selon M. Damis, la parade carnavalesque suivra le parcours traditionnel. Chars allégoriques, bandes à pied, bandes déguisées, podium roulant, chars musicaux partiront du stade Sylvio Cator et parcourront la rue Oswald Durand, le boulevard Jean-Jacques Dessalines, la rue des Casernes, l'avenue de la République, la rue Capois, la rue Saint-Honoré, la rue Oswald Durand et termineront le parcours au stade Sylvio Cator, de 2h de l'après-midi à minuit. «Un parcours de 5,7 km et 10 heures de fête».
Des dispositifs de sécurité seront mis en place, pour garantir la protection des participants par la mairie de Port-au-Prince à travers la présence de la Direction de la protection civile communale, les agents de surveillance et de contrôle municipaux aidés par un millier de bénévoles. Ils bénéficieront également du support de la Croix-Rouge haïtienne, de la Police nationale d'Haïti, ont-ils précisé. «Nous avons une structure composée de la mairie, de la PNH et de la secrétairerie d'Etat à la sécurité publique. Nous vous garantissons que nous aurons beaucoup plus de policiers à Port-au-Prince qu'aux Cayes», a continué M. Jason.
Le budget prévisionnel pour la réalisation de ces festivités s'élève à 80 000 000 de gourdes, dont seulement 12,5%, soit 10 000 000 de gourdes, sont disponibles à la mairie provenant du fonds de la municipalité. Cependant, le maire principal de Port-au-Prince s'est dit assuré du support financier de l'Etat central jusqu'à 40% du budget prévisionnel.
En prélude aux trois jours gras, un colloque est prévu pour les 15 et 16 février, dans un espace public non encore identifié. A cette occasion, seront débattues les questions relatives à l'historicité du carnaval à Port-au-Prince, à la médiatisation et à la théâtralisation du carnaval, à l'aspect économique et aux perspectives pour la réalisation du carnaval dans le futur. Le maire a profité de l'occasion pour annoncer la mise sur pied d'un comité organisateur de carnaval permanent lors du colloque.
Le président Martelly a rejeté d'un revers de main les rumeurs sur des incidents qui seraient survenus à la résidence du Premier ministre avec des parlementaires au cours desquels des insultes auraient été proférées.
"La rencontre s'est bien terminée. Il y a eu des échanges, mais tout s'est bien terminé. Je n'ai pas parlé de complot", a dit M. Martelly refusant de revenir sur les incidents.
"Pendant que des gens parlent dans les médias, je travaille pour retirer les gens sous les tentes, pour améliorer les conditions de vie des enfants", a déclaré le président Martelly qui n'a pas souhaité s'excuser comme l'exige le président du Sénat.
Le président de la République, Michel Martelly, a indiqué lors d’un point de presse avant son départ pour le Venezuela qu’il ne donnera pas son passeport pour les suites de l’enquête concernant sa présumée double nationalité.
"Il n’y a rien qui autorise les institutions de demander à l’exécutif des rapports sur son passeport. Mon passeport restera là où il est", a déclaré M. Martelly.
"Le passeport restera dans la poche du président", a ajouté le chef de l’état.
Rappelons que le sénateur Moise Jean Charles a écrit au président du sénat lui demandant d'exiger au président de la République de soumettre dans un délai de 3 jours son passeport à la commission d’enquête pour les suites nécessaires.
D’un autre coté, certains groupes prévoient de faire une manifestation le 7 février prochain en vue de forcer M. Martelly à soumettre son passeport à la commission d’enquête.